Chapitre 2 : Sentiments contradictoires ...
Prue se lève en grognant, ce matin-là. Hermione la secoue une douxième fois. Elle arrête, agacée et fatiguée de forcer la blonde à se réveiller encore ce matin. Hermione sort de la pièce en soupirant en laissant la pauvre blonde écarter ses couvertures avec un courage ... monumentale. Et un effort insurmontable pour aller se laver et s'habiller. La journée commence devinement bien se dit-elle d'un air affolant en se fixant dans la glace ... Mais elle se souvient de la veille et son visage se fait ferme. Un air de défi voile ses yeux. Elle va tout faire pour savoir. Aujourd'hui, avec tous les moyens possibles et innimaginables ...
Le cours de potion est inintéressant comme les autres fois. Pourtant, aujourd'hui, pour Prue et pour quelqu'un de précis, ça ne va pas l'être ... La blonde prépare ses munitions avec ravissement. Elle met bien ses bouts de feuilles en boule, la malaxe bien pour la rendre un peu dur, pour bien qu'elle fasse mal pour celui qui sera toucher par malheur. Oui, celui car c'est ce pauvre Malefoy qui va prendre pour son chef. Le pauvre, en plus, il dort presque sur son chaudron ... Prue le plaindrait presque si des souvenirs d'insultes et de coups bas ne lui reviennent pas en tête. Et hop, cible repérée, missile activé et prêts à bombarder ... Visée parfaite, la cible se réveille avec un cri de douleur que le prof de potions, à la coiffure faite au pétard ou autre, certainement pas avec un peigne ou une brosse, remarque en levant sa tête au nez crochu, pas beau. La blonde se cache presque derrière son chaudron. Elle entend le rire étouffé à peine perceptible de Ron assis entre Harry et Hermione. Il a tout vu et essaye de rester neutre et de s'empêcher de rire :
-Qui a lancé cette boulette de papier ? demande la voix haineuse de Rogue.
Son regard parcourt l'assemblée du regard, s'attardant sur une blonde à la fausse auréole d'ange sur le crâne, l'air vachement innocente, faisant tomber des ingrédients quelconque dans son chaudron ...
-Si personne ne se dénonce, tout le monde sera collé ...
Silence de mort s'élevant du troupeau d'élèves qui réfléchit ... Une mouche vole autour du professeur qui commence à s'impatienter. Malefoy lève la main :
-Professeur ? Je sais qui a fait ça ...
Une sorte d'éclair de menace passe à ras de son crâne, et les doutes de Malefoy sont formés. Il se disait bien que c'était sa blonde ... Il la fixe avec un regard hautain puis avec un sourire sournois :
-C'est miss Delcamps ...
Prue serre les poings. Ce crétin de blond l'avait vendu. Elle se promit de lui rendre la pareille, plus tard. La vengeance est un plat qui se mange froid, comme on dit ... Rogue affiche un regard étrange que la jeune fille commence à en avoir peur :
-Collé pendant les deux derniers samedi du mois ...
-Mais ...
-Ca vous apprendra à lancer des boulettes à vos camarades tel un moldus ...
Prue grogne une insulte à voix basse entre ses dents ... Elle se met à penser qu'elle devrait, une nuit, tomber sur lui et le mordre ... Elle se secoue. Elle ne doit pas penser comme ça. Même si elle déteste ce prof. Le cours se termine avec lenteur et quant Prue sort, Malefoy manque de la faire tomber en la bousculant. Elle lui gueule une insulte. Lui se contente de sourire en s'éloignant avec sa bande ... Elle le hait ! Elle ne peut plus le supporter. Mais elle se ressouvient de la veille et le suit sur les talons. Tout en faisant gaffe que cela ne se voit pas ... Elle se trompe. Parkinson le remarque et se stoppe d'un coup. Prue lui rentre, donc, dedans sans faire exprès. Puis elles se mettent bien à distance en se lançant des éclairs. La bande de Malefoy s'arrête ainsi que lui même, amusé, en fixant les deux jeunes filles ...
-Je ne sais à quoi tu joues, Delcamps mais ça commence déjà à m'énerver !
-Oh mais il faudra t'y habituer, Parkinson ...
-Non. T'arrête ... Maintenant ! Compris ?
-Mais je ne fais rien d'embêtant ...
-Tu nous suis ! Ou plutôt ... Tu suis Drago !
-Et alors ?
-Ne t'en approche pas !
-Pourquoi ça ? Tu vas avouer qu'il a la peste ?
-Non c'est toi ! Une traite-à-son-sang !
BAM ! Coups poing fataliste dans sa sale tronche de bimbo trop conne. Prue fixe avec bonheur son poing. Ca la soulage de se défouler sur cette garce de brune. Mais la blonde essuie son poing avec dégoût sur sa robe de sorcier. Une grimace se forme sur son visage. Elle sent le regard de tous ceux qui l'entoure et qui se sont arrêté. Crabbe et Goyle aide Parkinson à se lever. Malefoy n'a pas bougé d'un sourcil. Regardant avec amusement la scène. Il déteste la brune. Une vraie sangsue avec lui, ça l'énerve. Par contre, la blonde, il l'adore pour son charisme et ses "crises". Elle, elle ne colle pas tel un pot de colle mais lui résiste. Et il n'aime pas ça. Il a comprit depuis un certain moment ... Depuis le poing qu'il s'était prit. Il est fou d'elle, maintenant. Même s'il ne l'aurait pas voulu. Il se maudit d'avoir des sentiments vers elle, autre que la haine d'avant ...
-Malefoy si ça t'amuse tellement, j'en ai un en réserve pour toi aussi pour m'avoir vendu, crétin !
BING ! Il n'a pas vu la fille de ses pensées se rapprocher de lui pour lui foutre un sacré poing dans la face. Il tombe à la renverse sonné. Prue l'avait vu sourire tel un imbécile heureux et cela l'avait vraiment rendu hors d'elle. Ses sourires de crétin, elle ne peut plus les supporter. Mais elle se fige en le fixant à terre, le nez en sang. Le temps semble s'arrêter. Est-ce simplement la vue du sang, dont elle ne peut supporter la vue, ou le fait qu'un certain sentiment très étrange monte en elle, telle une coulée de lave ? Elle en tombe à genoux près de lui, le regard vide d'expression. Ceux qui sont autour semblent ne plus être faits attention par la blonde qui fixe bizarrement le blond. Elle lève la main vers le nez du jeune homme. Une aura dorée se forme et soigne aussitôt le nez. Le sang disparaît au semi étonnement des autres. Malefoy semble reprendre ses esprits. Prue entend enfin ce qui l'entoure. Des murmures s'élèvent, dur à encaisser : "Elle l'a soigné !" "Pourquoi a-t-elle fait ça à lui et pas Parkinson ?" "Sympathise-t-elle avec les Serpantard et surtout leur chef ?" "Bah une Griffondor qui prends en pitié Drago ..." "Un coup bas !"
-SILENCE, BORDEL !!! hurle Malefoy en se tenant la tête. Tin ma tête !
Tous les murmures se dissoutes. Il lève la tête vers celle de Prue. Cette dernière est effarée de ce qu'elle a fait. Elle aurait dû le laisser comme ça. Comme Parkinson. Et laisser ses sbires l'emmener à l'infirmerie ... Qu'elle a été bête !
-Prue !
Une main se pose sur son épaule et la sort de ses pensées. Elle lève la tête vers Harry qui la fixe étrangement :
-Viens.
Il la force à se lever et elle se laisse presque entraîner loin des autres et de Malefoy qui la fixe s'en aller, le regard étrange ...
-Qu'est-ce qui t'as prit ? s'écrit presque Ron en la fixant s'asseoir ou plutôt s'effondrer sur un des fauteuils de la salle commune. D'habitude tu le laisse choir !
La jeune fille ne répond pas. Elle se contente de fixer le feu de la cheminée, perdue. Elle même ne comprend pas ...
Cette nuit, encore une pleine lune, Prue n'arrive pas à dormir. Il faut qu'elle sache. Pourquoi ... Pourquoi tout a changé depuis qu'elle a surpris Malefoy ... Elle se retrouve à nouveau dans le couloir du septième étage. Crabbe et Goyle ne sont pas là ... Etrange. Malefoy a peur de revenir depuis qu'il a été surprit, sans doute. Elle sort la carte du Maraudeur qu'elle a "emprunté" à Harry ... Malefoy n'est pas au septième étage. Elle le voit dans un autre endroit du château vers les cachots où est la salle commune des Serpantard. Mais à l'instar d'être dans les dortoirs des garçons, il est dans une autre partie, bien à l'écart :
-Chambre des préfets ... murmure Prue en lisant la légende.
-Je me disais bien que je te trouverais là, Prue.
Surprise, elle sursaute en se tournant vers ... Le vide quant d'un coup, Harry apparait en enlevant sa cape. Prue pose une main sur son c½ur en soufflant :
-T'es malade, j'ai eu peur !
-Excuse ... Alors pourquoi a-t-tu pris ma carte du Maraudeur ?
Prue fut embêtée. Elle lui adresse un pâle sourire qui fait apparaître par mégarde ses dents de vampire. Harry eut un frisson. Elle le voit et referme sa bouche, cachant ses dents. Le jeune homme se demande s'il n'a pas rêvé. Si ce qu'il a vu, est vraiment des canines ...
-... Pour ... Rien. répond enfin la blonde en lui redonnant la carte en la fixant une dernière fois.
Harry ne la croit pas et la fixe étrangement. La scrutant presque ...
-Tu peux ... Deux minutes ... Ouvrir ta bouche ? Juste pour voir un truc ...
Prue tremble. Son c½ur fait une virée contre sa poitrine. La peur au ventre, elle se maudit. Il a vu ses canines ... Elle hésite puis :
-Pourquoi j'ai un truc coincé dans les dents ? Ou ...
Elle s'approche dangereusement de lui. Il recule, apeuré subitement. La jeune fille ne semble plus elle-même. La lune l'éclaire maintenant :
-Tu veux m'embrasser ?
Elle ouvre enfin la bouche à demi juste pour faire apparaître ses canines. Harry a un long et effrayant frisson en tremblant. Son amie n'est plus elle-même et se demande ce qu'elle a :
-Prue ... Je ... Comment ... ?
-Comment quoi ?
Il se retrouve contre le mur, plaqué. Elle pose ses mains de chaque côté de sa tête, l'empêchant ainsi de s'en aller. Elle place sa jambe droite entre les deux du jeune homme qui, bouche bée, reste paralysé en fixant son amie. Elle le sent trembler et la partie malsaine de Prue se réveille en se réjouissant de voir une telle "proie" ... Non, elle n'est plus vraiment elle-même, elle en est même terrifiante, elle vient de perdre tout contrôle de son corps et de son esprit ...
-Heu Prue ... Qu'est-ce que ... Tu comptes ... Faire ?
-Personne ne t'a dit que tu sentais bon ... ? Hum ...
Elle glisse son nez sur le cou du jeune homme qui frissonne. Une chaleur anormale remonte dans ses reins ... Il essaye de la repousser mais elle le colle de force tout en lui léchant le cou avec avidité. Harry commence à avoir peur :
-Arrête ... Prue ...
-Harry ... Harry ... Laisses moi goûter ... A ton sang.
-Prue !
Il arrive enfin à la pousser. Elle semble reprendre ses esprits. Elle a l'air perdu. La lune se fait cacher par des nuages :
-Qu'ai-je fais ? Harry ...
-Tu ... Tu n'étais plus toi même, Prue ...
Le sang de la jeune fille ne fait qu'un tour. Trop angoissée, elle ne voit pas l'air étrange d'Harry qui essaye de calmer une "chose compromettante". Il se mord la lèvre en évitant de fixer la jeune fille :
-On ... On ferait mieux de rentrer ... A la salle commune ...
-Va. Je dois aller ... Quelque part ...
-Là où se trouve Malefoy ?
Prue le fixe, déstabilisée. Il sait ... Il ose enfin la fixer avec difficultés puis lui tourne le dos :
-Fais ce que tu veux.
Il s'en va en remettant sa cape, le c½ur étrangement lourd. Ce qui s'était passé, il doit oublier même s'il ne peut nier ce qu'il a ressentit ... Prue le regarde partir en soupirant. Elle se mord la lèvre. Elle aurait voulu savoir ce qu'elle avait faillit faire ... Elle se secoue, chassant des idées néfastes avant de se retourner pour partir dans la direction opposée. Vers les cachots ... Malefoy n'a qu'à bien se tenir. Prue la menace arrive !
Elle dévale les escaliers. Evite de peu Rusard et Miss Teigne qui passent. En étant l'élue, elle n'a pas besoin de cape d'invisibilité comme Harry. Elle peut très bien s'en passer ...
Elle arrive enfin devant la fameuse porte. Alors il possède une chambre pour lui tout seul ? Ou alors c'est qu'une simple salle ? Non, ce doit être sa chambre, vu l'heure. Il dort peut-être ...
Prue soupire, essayant de garder son calme et de calmer surtout son c½ur battant à tout rompre. Sa main tremblante se lève vers la poignet et elle se demande si elle doit ouvrir ou pas. Elle se pose contre la porte, en écoutant. Un silence normal lui vient ainsi qu'une faible respiration ... Il dort. Seul. Bien sûr seul ! Que pense-t-elle ? Qu'il dort avec quelqu'un ? Elle n'a vu que son nom sur la carte dans cette pièce, alors ... Elle actionne la poignet, hésitante. Ce qu'elle voit la fige sur place. Comme la veille où elle l'avait vu de dos ... Mais là, il est allongé sur son lit en position f½tal et elle n'entend que des faibles sanglots ...